Cette première estimation, qui ne permet pas d’établir un lien formel entre les fortes chaleurs et la mortalité, doit être confirmée par des données complémentaires cet automne.
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Au moins 280 morts de plus que la normale, soit un excès de près de 5%, ont été constatés en France lors de la canicule du 8 au 19 août, a annoncé Santé publique France (SPF) jeudi 11 septembre. Cette deuxième canicule de l’été avait concerné 41 départements, soit 40% de la population de l’Hexagone, en particulier dans le Sud-Ouest et le Centre-Est. Le premier épisode, fin juin et début juillet, avait touché 60 départements et s’était accompagné d’un excédent de mortalité estimé à 480 décès.
Cette mortalité en excès durant la canicule du mois d’août « n’est observée que chez les personnes âgées de 75 ans et plus », précise l’agence sanitaire. Dans le détail, l’excès de mortalité a surtout frappé la Nouvelle-Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elles enregistrent « chacune au moins 90 décès en excès – +7,9% et +7,7% respectivement », selon Santé publique France.
L’agence sanitaire prend toutefois soin de rappeler qu’il est encore trop tôt pour établir un rapport direct de cause à effet entre ces morts et les fortes chaleurs. Cet indicateur d’« excès de mortalité toutes causes » ne permet pas de distinguer la surmortalité provoquée par la chaleur et la surmortalité causée par d’autres facteurs, comme le Covid-19 il y a quelques années. Cette méthode fait seulement « l’hypothèse » que la chaleur est « la cause principale des excès observés », selon les autorités sanitaires. Pour y voir plus clair, il faudra attendre la publication, cet automne, de l’estimation de « mortalité attribuable à la chaleur ».