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Dans les établissements new-yorkais, les grands restaurants comme les fast-foods adaptent leur menu et proposent des plats miniatures. Une tendance qui se généralise face à une nouvelle mode de consommation dans le pays.
Dans la ville de la démesure, des gratte-ciels au menu XXL, la malbouffe s’affiche comme un modèle. Mais dans cette folie des grandeurs, voici une petite révolution pour les clients de certains restaurants new-yorkais.
Un mini-menu destiné aux adultes pour 8 dollars contre 28 pour la taille classique. Et pour être petit, c’est petit. Dix centilitres de bière, sept frites exactement et un sandwich modèle réduit. Tout juste 50 g de viande dans ce petit burger contre 200 dans le classique.
Des repas au format miniature pour répondre au nouveau régime à la mode, promu par les grandes stars américaines : Elon Musk, Oprah Winfrey, Serena Williams.
Il est devenu tendance à cause de la « GLP-1 », la molécule ultra-tendance déclinée sous différents noms, comme « Ozempic ». À l’origine, ce sont des médicaments destinés aux personnes diabétiques ou obèses. Désormais, un Américain sur dix s’injecte ces produits. Mais voici un des nombreux effets secondaires : les utilisateurs n’ont plus faim. Plus du tout faim.
Alors même dans les établissements les plus chics, on s’adapte. Avec de minuscules amuse-bouches. « On doit s’ajuster au choix des clients. C’est une question de survie du restaurant », justifie Rahul Salto, copropriétaire de L’Abeille, à New York.
New York est la première ville des États-Unis à commencer à se mettre à ces mini-portions. Une façon d’essayer de rattraper le retard sur la grande distribution. Car dans les rayons des supermarchés, les produits adaptés sont déjà bien présents. Mais surtout, désormais, sur presque tous les emballages, des salades aux yaourts, c’est la quantité de protéines qui est mise en avant. Les protéines, indispensables aux utilisateurs d’Ozempic.
Un nouveau marché lucratif à conquérir. Une enseigne de smoothies l’a bien compris. Écrit en gros sur la carte, « Soutien au GLP-1 ». Ici, le smoothie n’a pas changé de taille, mais il comprend désormais deux bonnes cuillères de poudre de protéines.