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Le bilan s’alourdit après les frappes israéliennes qui ont visé des responsables du Hamas à Doha, au Qatar. Le mouvement islamiste palestinien a affirmé mardi 9 septembre que six personnes avaient péri dans ces frappes, ajoutant qu’aucun de ses négociateurs n’avait été tué dans l’attaque. L’attaque a tué le fils du médiateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, le chef de son bureau et trois gardes du corps, ainsi qu’un membre des forces de sécurité qatarienne, a annoncé le mouvement dans un communiqué. Mais « l’ennemi n’a pas réussi à assassiner les membres de la délégation en charge des négociations », a-t-il ajouté. Suivez notre direct.
Emmanuel Macron condamne les frappes israéliennes. « Les frappes israéliennes de ce jour au Qatar sont inacceptables, quel qu’en soit le motif « , a dénoncé le président de la République, Emmanuel Macron, dans un message publié sur X. « J’exprime ma solidarité au Qatar et à son émir, Cheikh Tamim al Thani », a-t-il continué, ajoutant que « la guerre ne doit en aucun cas s’étendre dans la région. »
Israël « assume l’entière responsabilité » des frappes. « L’action menée [mardi] contre les principaux chefs terroristes du Hamas était une opération israélienne totalement indépendante », a commenté sur X le cabinet du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. « Israël l’a initiée, Israël l’a menée et Israël en assume l’entière responsabilité », a aussi dit le cabinet du chef du gouvernement au sujet de cette opération, au cours de laquelle Israël affirme avoir frappé « de hauts responsables » du Hamas. Le Premier ministre israélien a aussi déclaré avoir ordonné cette attaque à la suite de la fusillade meurtrière survenue la veille à Jérusalem-Est.
Des familles d’otages dans « une grande angoisse ». Dans un communiqué, le Forum des familles d’otages a déclaré « [suivre] avec une profonde inquiétude et une grande angoisse les développements en cours à Doha. » « Une crainte grave plane désormais sur le prix que pourraient payer les otages », a ajouté cette association, qui regroupe la majorité des familles des otages encore retenus dans la bande de Gaza. « La possibilité de les ramener vivants est aujourd’hui plus incertaine que jamais », ont poursuivi les familles, martelant qu’« il est temps de mettre fin à cette guerre ». Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023, 47 sont toujours retenues dans le territoire palestinien, dont 25 sont mortes, selon l’armée israélienne.
Le Qatar condamne une attaque « lâche ». « L’Etat du Qatar condamne fermement l’attaque lâche menée par Israël qui a visé des immeubles résidentiels abritant plusieurs membres du bureau politique du Hamas », a écrit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatarien, Majed al-Ansari, sur X. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, estime de son côté que l’attaque israélienne menace « la stabilité régionale ».
L’ONU déplore la « violation flagrante » de la souveraineté du Qatar. « Nous venons d’apprendre les attaques israéliennes au Qatar, un pays qui joue un rôle positif pour parvenir à un cessez-le-feu [à Gaza] et à la libération des otages. Je condamne cette violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Qatar », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui estime que « toutes les parties doivent travailler pour permettre un cessez-le-feu permanent, pas pour le détruire ».
Le Hamas revendique l’attaque meurtrière à Jérusalem-Est. « Les Brigades al-Qassam revendiquent leur responsabilité dans l’attaque par balles qui a eu lieu hier matin (…) près du carrefour de la colonie de Ramot », affirme un communiqué de la branche armée du mouvement palestinien, au lendemain de l’attaque qui a fait six morts.