« Il y a un certain nombre de groupuscules qui sont en train de se préparer et là, c’est tolérance zéro et il faudra occuper le terrain sur des zones sensibles pour ne supporter évidemment aucune sorte de violence ni de blocage », a prévenu le ministre de l’Intérieur.
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Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé, mardi 9 septembre, que les forces de sécurité seront déployées « dès ce soir sur des zones sensibles », à la veille de la mobilisation nationale citoyenne du 10 septembre lancée sur les réseaux sociaux et qui ambitionne de bloquer le pays. « Il y a un certain nombre de groupuscules qui sont en train de se préparer et là, c’est tolérance zéro et dès ce soir, il faudra occuper le terrain sur des zones sensibles pour ne supporter évidemment aucune sorte de violence ni de blocage », a rappelé Bruno Retailleau lors d’un point presse au ministère de l’Intérieur, alors que 80 000 policiers et gendarmes seront mobilisés.
Le ministre bientôt démissionnaire a également annoncé la mise en place d’une cellule interministérielle de crise « dans les heures qui viennent ». « On ne supportera pas les débordements, les blocages notamment d’infrastructures essentielles, à plus forte raison bien sûr les boycotts. Il pourrait y en avoir et je pense que la journée de demain [mercredi] commence dès cette nuit, dès ce soir », a-t-il insisté.
Bruno Retailleau a appelé à la fermeté sur des actions qui cibleraient des points d’intérêts vitaux comme « des raffineries, des stockages de carburant, des gares, des périphériques, des rocades ». Les services feront « aussi très attention » aux éventuelles occupations de lycées. « Le dispositif est absolument massif », a dit le ministre, citant « une petite trentaine d’hélicoptères », des drones, des engins lanceurs d’eau, des centaures (véhicules blindés de la gendarmerie nationale).