contre une levée des sanctions, l’Iran ne s’oppose pas au contrôle de ses installations

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By InfoHunter



L’Iran est prêt à accepter un contrôle de son programme nucléaire et des restrictions à l’enrichissement d’uranium en échange de la levée des sanctions internationales, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi dans un texte publié ce dimanche dans la presse britannique.

Un pas vers les Européens. L’Iran «est prêt à conclure un accord réaliste et durable prévoyant une surveillance rigoureuse et des restrictions à l’enrichissement en échange de la levée des sanctions», a expliqué le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi dans un tribune relayée par The Guardian ce dimanche. La missive est adressée à la France, au Royaume-Uni et à l’Allemagne, réunis au sein du groupe dit E3.

«Ne pas saisir cette brève fenêtre de tir pourrait avoir des conséquences dévastatrices d’un niveau inédit pour la région et au-delà», a-t-il ainsi menacé. Fin août, le groupe E3 a déclenché à l’ONU un mécanisme permettant de rétablir les sanctions contre la République islamique, en vertu de l’accord international sur le contrôle du programme nucléaire iranien, signé en juillet 2015. Ils ont laissé un mois à Téhéran pour négocier sur son programme nucléaire et éviter le rétablissement des sanctions.

Des sanctions en vigueur depuis 2018

Cette semaine, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas s’est entretenue avec Abbas Araghchi lors d’une rencontre à Doha, où ils ont notamment évoqué «l’accès des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique aux sites nucléaires iraniens et le sort des stocks iraniens d’uranium hautement enrichi», selon un responsable de l’UE. 

L’accord de 2015, signé par l’E3, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Iran, prévoyait une réduction des activités nucléaires de Téhéran.

Mais en 2018, sous le premier mandat du président Donald Trump, les Etats-Unis avaient décidé de s’en retirer et avaient rétabli leurs propres sanctions. Téhéran s’était ensuite affranchie de certains engagements, notamment sur l’enrichissement d’uranium. Les pays occidentaux soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran nie et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.



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