
En cas de nouvelle dissolution et d’élections législatives anticipées, le Rassemblement national et ses alliés de l’Union des droites (UDR), arriveraient largement en tête du premier tour, devant la gauche et le camp présidentiel. Un scénario identique à celui de 2024 se présenterait selon un sondage paru ce dimanche.
Le Rassemblement national pourrait être aux portes du pouvoir. Le parti de Jordan Bardella et ses alliés de l’Union des droites, présidé par Éric Ciotti, arriveraient largement en tête du premier tour en cas d’élections législatives anticipées selon une étude de Toluna Harris Interactive pour Challengers, publiée ce dimanche. Ces derniers pourraient atteindre 33% des suffrages, un score similaire au premier tour des mêmes élections en 2024.
Même une alliance des partis de gauche, semblable à celle du Nouveau Front populaire, ne serait pas suffisante à les concurrencer. En effet, en cas d’alliance entre le PS, le PCF, les Écologistes et LFI, ces derniers atteindraient au maximum 26%.
Une population catégorique
À la veille du vote de confiance, sollicité par François Bayrou, et qui pourrait entraîner la chute de son gouvernement, les Français sont catégoriques. 49% demandent la démission d’Emmanuel Macron, 36% souhaitent qu’un nouveau Premier ministre soit nommé et 15% sont favorables à une dissolution, selon les chiffres de Toluna Harris Interactive.
L’enquête a été réalisée entre le 4 et le 5 septembre 2025 sur un échantillon de 2.307 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre 2,5 et 5,8 points.