« L’immigration coûte très cher » déplore Philippe Ballard porte-parole du RN

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By InfoHunter



Philippe Ballard, porte-parole du Rassemblement national et député de l’Oise, est revenu dans l’émission « La politique s’éclaire » sur la position du Rassemblement National sur la politique de François Bayrou à l’approche du vote de confiance.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Brigitte Boucher : À titre personnel, voterez-vous la confiance à François Bayrou demain ?


Philippe Ballard : Comme l’ensemble du groupe ainsi que nos alliés Ciottistes de l’UDR, Marine Le Pen et Jordan Bardella, je pense qu’on a été assez clairs.

Donc vous ne voterez pas la confiance à François Bayrou ? Vous ne changerez pas d’avis comme sur la loi sécurité ?

Quand on écoute François Bayrou ces dernières heures, ces derniers jours, il est toujours dans le même discours. Le diagnostic, il est bon, on fait le même. Marine Le Pen avait publié une tribune en février 2024 dans les écoles en disant : on perd notre souveraineté à cause de cette dette. Le diagnostic de François Bayrou est bon, mais l’ordonnance, elle est nulle, à part LFI, tout le monde est d’accord, il faut passer à l’action. On a perdu combien de temps ? Quand on rembobine le film, ça n’a ni queue ni tête. L’heure est grave. Chaque minute compte pour la France. On n’a pas de temps à perdre dans ces espèces de bouillies verbales.

Vous auriez pu accepter de ne pas censurer le gouvernement sur le budget 

Mais nous, on discute, à chaque fois qu’il y a une réunion avec le Premier ministre ou le président de la République, Jordan Bardella, Marine Le Pen s’y rendent, on est pour le dialogue et la discussion. Mais enfin là, on a compris qu’il n’y avait presque aucune marge de manœuvre.

Vous présenterez un contre-budget. Où allez-vous chercher les économies ? Allez-vous faire des réformes structurelles ?

Oui, c’est le mot magique, réformes structurelles. C’est la lettre que Marine Le Pen a envoyée au Premier ministre. En un, l’immigration. 18 milliards à récupérer quasiment instantanément. Déjà, nous réservons les allocations familiales pour les cas où il y a au moins un enfant français par an, et puis les allocations non contributives, c’est-à-dire celles qui ne donnent pas lieu à contribution pour en bénéficier, comme le RSA, cela nécessite cinq ans de travail à temps plein en France. Voilà, ce sont des mesures immédiates.

Ça, ce n’est pas retoqué par le Conseil constitutionnel ?

Nous ferons en sorte que cela ne soit pas retoqué par le Conseil constitutionnel. L’immigration coûte très cher, cela rentrerait dans les tailles, notre contribution au budget de l’Union européenne, la fraude fiscale, la fraude sociale. 

Mais il y a eu des concessions de François Bayrou, justement, sur le budget et sur l’AME.

Ce sont les soins, la rééducation en balnéothérapie qui ne sont pas pris en compte. Et puis après, toutes les opérations, prothèses de hanches, prothèses d’épaule, lutte contre l’obésité, opérations liées à l’obésité, tout ça, il faudra attendre neuf mois en ayant été dans l’AME pour en bénéficier. Alors, c’est quand même une prime à l’illégalité, il faut quand même l’inventer, et puis moi, j’arrête, mais dans ma circonscription, il y a des gens qui ne font pas ces opérations par manque de moyens. Alors, allez leur expliquer qu’un clandestin qui ne paie pas d’impôts, qui ne paie pas de taxes peut avoir droit à ces opérations, mais on marche sur la tête.

Donc, les gestes de François Bayrou, vous ne les prenez pas en compte ?

C’était même assez étonnant de le voir. Il nous dit qu’il faudrait qu’il y ait une photo, par exemple, d’identité, puis on tiendra compte aussi des revenus de ceux qui vivent avec le clandestin en situation illégale en France pour l’accès à l’AME. Mais qu’est-ce que c’est que ce cinéma ?

On va vous faire encore ce procès de la préférence nationale, de xénophobie et de racisme

Ça n’a rien à voir. Quasiment tous les pays du monde font ça. Nous, on est open bar, nous avons même des visas de santé. Il y a deux pays, la Belgique et nous, qui ont ça. Il n’y a pas de xénophobie à réserver des prestations sociales aux Français qui travaillent, qui se lèvent tôt le matin. Il y a juste un chiffre. Sur 100 immigrés qui arrivent, il y en a 17 qui travaillent. Les autres, ils vivent au crochet de la société.

Mais un étranger qui travaille, lui, il a le droit aux aides tout de suite ? 

Oui, par exemple, s’il se retrouve au chômage. Un an de chômage en revanche après s’il n’a pas retrouvé de travail, là, c’est retour dans le pays d’origine.





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