Depuis plusieurs mois, la célèbre boîte jaune est devenue introuvable. Un drame pour Quentin Rech, amateur de la sucrerie et auteur d’une pétition pour sauver le Cachou Lajaunie.
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« Ce n’est pas qu’une friandise, c’est un morceau de patrimoine culturel et affectif et il faut le défendre comme on défend un monument, une tradition », affirme vendredi 5 septembre, sur franceinfo Quentin Rech, lanceur de la pétition« Sauvons les Cachous Lajaunie, trésor de notre patrimoine toulousain » il y a deux mois, qui a recueilli plus de 5 800 signatures vendredi soir. Le Cachou Lajaunie, bonbon toulousain au réglisse commercialisé dans de petites boîtes jaunes et rondes, est devenu introuvable, sa production étant à l’arrêt depuis plusieurs mois. La marque avait été rendue célèbre notamment par sa publicité dans les années 1980 (avec son slogan: « Cachou Cachou Lajaunie Lajaunie, han, han »).
« Tout a disparu dans le silence. Plus de boîtes en rayon, aucune annonce officielle », déplore Quentin Rech, 20 ans, qui revendique avoir « toujours aimé ça ». « J’adore le goût, mais j’aime également l’histoire et le patrimoine tout autour. » Il estime que le bonbon est « un emblème de Toulouse », mais fait également « partie intégrante de la culture populaire française ». « On le voit dans ‘Le Magnifique’, on le voit dans ‘Les Tontons flingueurs’, c’est quelque chose qu’on voit un peu partout, dans beaucoup de poches de Français également. »
Quentin Rech évoque les raisons de l’arrêt de la production des Cachous à Toulouse par l’entreprise italo-néerlandaise Perfetti Van Melle. La société justifie cet arrêt « en raison d’une demande en déclin ». Mais le jeune homme avance aussi un changement de recette de la confiserie. « Les dernières boîtes que j’avais, les Cachous étaient tous agglomérés, ils avaient un goût assez amer, ils n’étaient vraiment pas bons. » Selon lui, la société a « changé la recette, peut-être pour réduire les coûts de production. Et à la suite d’un rejet massif du produit, ils ont dû ensuite décider d’arrêter la production ». Et s’il y a pu avoir « quelques problèmes de communication autour de cette marque », il assure qu’elle « n’est pas pour autant moins désirée ».
Quentin Rech espère que la possibilité soit laissée à « des acteurs locaux ou indépendants de reprendre la production dans le respect de la recette historique ». Avec sa pétition qui « réunit des milliers de personnes prêtes à soutenir le projet », il y voit « un intérêt concret, une preuve de marché ». « Ça devient un signal fort pour un investisseur ou un entrepreneur. Ça montre bien qu’il y a une place pour le Cachou Lajaunie aujourd’hui encore. »
Fabriqué à Toulouse, quartier Fontaine Lestang pendant de nombreuses décennies, le Cachou a été créé par le pharmacien toulousain Léon Lajaunie, en 1880 (il y a 145 ans), rappelle ICI Occitanie (ex-France Bleu). La production avait ensuite été revendue en 2023 par la multinationale Mondeléz à l’entreprise italo-néerlandaise Perfetti Van Melle. Mais depuis plusieurs mois, la production est donc à l’arrêt.