Le «libraire de l’ultradroite» jugé en appel pour avoir diffusé des livres interdits et propagande terroriste

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By InfoHunter



Lucas S., condamné en 2024 pour avoir diffusé des ouvrages interdits en France et pour propagande terroriste, sera jugé en appel ce vendredi 5 septembre. Il avait écopé de cinq ans de prison en octobre dernier.

Il est surnommé «le libraire de l’ultradroite». Lucas S. avait fait appel à la décision de justice, rendue en octobre 2024. Cet homme, âgé de 28 ans au moment de sa condamnation, avait écopé de cinq ans de prison pour avoir diffusé des ouvrages interdits en France, prônant le passage à l’acte terroriste. Son dossier sera donc réexaminé devant le Palais de justice de l’Île de la Cité (Paris), ce vendredi 5 septembre.

Il était reproché au prévenu d’avoir commercialisé, entre janvier 2019 et décembre 2021, par le biais de son site internet «Bibliothèque dissidente», les traductions de nombreux ouvrages «légitimant le passage à l’acte terroriste au nom d’idéologies d’ultradroite».

Parmi ces livres figuraient «Le grand remplacement» de Breton Tarrant, auteur des attentats qui avaient fait 51 morts à Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019, «Les carnets de Turner» de William Luther Pierce, ou encore «2083», manifeste d’Anders Behring Breivik, responsable de la mort de 77 personnes en 2011 à Oslo.

Un groupe qui se préparait à «l’effondrement»

Lucas S. était alors aussi poursuivi pour avoir promu la vente de ces mêmes livres, par le biais de «commentaires incitatifs» qu’il pouvait poster sur son propre site internet, sur des forums de discussion ou encore, sur la messagerie Discord.

Il était en effet le fondateur d’un groupuscule d’ultradroite nommé «Vengeance patriote», et avait fait parti d’Action française, un mouvement royaliste. «Vengeance patriote» se présentait comme «une communauté de frères d’armes», se «préparant à l’effondrement». Ainsi, les membres pouvaient s’adonner à des entraînements «survivalistes».  

Selon Streetpress, les membres de ce groupe s’échangeait régulièrement «des saillies racistes». «Certains des habitués ne (cachaient) même pas leur passion pour le fascisme».

Il aurait «manqué de recul»

Lucas S. devait s’astreindre à un suivi socio-judiciaire de sept ans, avait l’interdiction d’exercer un emploi public et de porter une arme pendant dix ans, selon la première condamnation. La justice avait également décidé d’inscrire son nom sur le fichier des personnes condamnées pour terrorisme, conformément aux réquisitions du ministère public.

Au cours de son audience, Lucas S. avait réfuté toute appartenance à l’idéologie nazie, se revendiquant «royaliste» et adepte des actes dits «transgressifs». Il avait toutefois reconnu les faits de ventes d’ouvrages interdits, affirmant avoir «manqué de recul».  



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