le maire isérois qui a failli mourir poignardé par l’un de ses administrés prend la parole pour la première fois

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By InfoHunter



Gilles Dussault, le maire d’un petit village isérois qui avait été poignardé au début du mois d’août, s’est exprimé face à la presse. Il espère que son agresseur sera «enfermé» ou «interné le plus longtemps possible». 

L’affaire avait secoué la classe politique. Au début du mois d’août, Gilles Dussault, le maire d’un village isérois, avait été violemment agressé par un homme, qui avait ensuite pris la fuite, et avait été arrêté après trente-six heures de cavale. Aujourd’hui, la victime attend une condamnation exemplaire : il a soutenu, ce jeudi, souhaiter que son agresseur qui avait «l’intention de tuer» soit «enfermé» ou «interné le plus longtemps possible».

«J’ai été sauvé par mon fils», sinon «je ne serais plus là aujourd’hui», a asséné le maire de 63 ans, dans une première prise de parole devant la presse depuis l’attaque. Gilles Dussault avait en effet été poignardé au niveau du thorax, et avait été transporté à l’hôpital en urgence absolue.

Poignardé «à quelques centimètres du cœur»

L’accusé, un homme du village âgé de 60 ans, est en détention provisoire depuis son arrestation. Il a été mis en examen pour double tentative d’homicide volontaire, sur le maire et son fils. Le paramètre d’une tentative d’homicide volontaire sur une personne dépositaire de l’autorité publique a également été retenu.

L’arme utilisée pour poignarder le maire n’a pas été retrouvée et l’agresseur affirme ne plus se souvenir de ce qu’il avait utilisé pour porter un premier coup dans le dos de Gilles Dussault, qui retirait du lierre sur le mur d’enceinte de sa maison au moment des faits.  

Il l’a ensuite transpercé le bras et le thorax, «à quelques centimètres du cœur», a raconté l’édile.

L’agresseur aurait «pété un plomb»

L’agresseur ne s’est pas arrêté là. Lorsque le fils du maire isérois est arrivé, l’accusé a foncé sur eux en voiture. «Mon fils m’a plaqué contre le mur, la voiture est passée à 20 centimètres de nous et s’est écrasée contre mon mur», a raconté Gilles Dussault.

«Tout cela ne fait aucune doute sur son intention de nous tuer», a-t-il ajouté.  

L’agresseur, sans antécédent judiciaire, a déclaré avoir «pété un plomb» à cause d’un conflit lié à l’effondrement du toit d’un bâtiment municipal sur son abri de jardin en 2023, avait indiqué le parquet de Grenoble. «Rien ne peut justifier de tenter de tuer le maire et son fils, quelles que soient les difficultés que l’on pourrait rencontrer au niveau administratif avec sa mairie», s’est ému le maire. 



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