
La grand-tante du petit Grégory Villemin, tué en 1984, sera entendue vendredi à Dijon en vue d’une possible mise en examen pour association de malfaiteurs criminelle, a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats dimanche.
Une affaire qui dure depuis 40 ans. Jacqueline Jacob, grand-tante du petit Grégory Villemin, retrouvé noyé et ligoté le 16 octobre 1984 dans une rivière des Vosges, sera entendue vendredi à Dijon. «Elle est convoquée le 5 septembre» a déclaré à l’AFP Maître Frédéric Berna, confirmant une information de l’Est Républicain.
On reproche à Jacqueline Jacob d’avoir rédigé le courrier et d’avoir passé le coup de téléphone de revendication du meurtre de Grégory Villemin, ainsi que d’avoir proféré des menaces.
«Elle nous dit qu’elle n’a strictement rien à se reprocher, qu’elle n’a écrit aucun de ces courriers, que c’est n’importe quoi, que c’est farfelu», a déclaré l’avocat, qui la défend aux côtés de Stéphane Giuranna et d’Alexandre Bouthier.
En juin, lors de l’annonce de sa future convocation devant la justice, l’octogénaire avait réaffirmé «sa totale innocence» par le biais d’un communiqué de ses avocats.
Déjà mise en examen en 2017
Jacqueline Jacob avait déjà été mise en examen en 2017 avant que les poursuites ne soient abandonnées pour un problème de procédure. «On n’exclut pas de demander un report de l’audition», a ajouté Maître Frédéric Berna, évoquant la proximité de cette audition avec le début du procès de Frédéric Péchier, dans lequel interviennent les trois avocats de Jacqueline Jacob.
L’ancien anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, 53 ans, est en effet jugé à partir du 8 septembre devant la cour d’assises du Doubs pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, un procès qui doit durer deux mois et demi.
«Ils nous laissent cinq jours pour travailler le dossier, voir les clients, etc. C’est franchement assez peu respectueux des droits de la défense», a déploré l’avocat.