liberté d’expression ou chaos numérique ?

Photo of author

By InfoHunter



Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Kick, plateforme de streaming controversée, séduit par sa liberté totale : jeux d’argent, contenus violents, discussions sans filtre. Mais derrière cette vitrine, le Far West numérique laisse place aux dérives et à l’absence de modération.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


C’est la plateforme qui fait scandale. Kick, avec ses 855 000 spectateurs dans le monde, s’est fait connaître par sa très grande liberté de ton. On peut y voir tout et n’importe quoi. En deux minutes, essayons de comprendre Kick, le Far West du streaming.

À l’origine de Kick, deux Australiens. Ils font fortune dans le casino en ligne. En 2022, Kick leur sert de vitrine. Les jeux d’argent en ligne, interdits dans de nombreux pays, dont la France, sont le produit d’appel de la plateforme qui accueille très vite les streamers bannis de chez Twitch, le concurrent leader du marché.

« On peut accéder à des contenus très violents, très malaisants, sans limite. Et c’est pour ça que je ne suis pas très à l’aise de regarder ce genre de contenu. Il y avait de grosses dérives qu’il faut surveiller et réglementer. Il ne faut pas non plus tout mettre dans des cases, tout réglementer, il faut laisser la liberté d’internet en fait », explique un passant. « Les personnes n’ont aucune contrainte, elles se font peut-être bannir ou ont des restrictions, mais dans l’heure qui suit, elles peuvent recréer un compte et recommencer leur contenu avec tous les gens qui les suivent et qui reviennent directement », souligne un autre.

Que voit-on sur Kick ? Des parties de jeux vidéo et des chats, des discussions en direct pendant de longues heures, souvent sans filtre. Jusqu’aux scènes de violence et d’humiliation subies par Raphaël Graven alias Jean Pormanove, 12 jours de direct avant sa mort devant la caméra. Kick ne compte que 75 modérateurs, aucun ne parle français, la plateforme ne peut pas et ne veut pas contrôler ses contenus.

« Le problème, c’est qu’en temps réel, il n’y a pas de modérateur de la plateforme Kick qui va vérifier chaque seconde de vidéo pour dire : ‘Oh là, il y a quelque chose qui dépasse les limites’, voire même qui est interdit. Et là, la problématique, elle est là », explique Damien Bancal, spécialiste numérique et fondateur de Zataz.com

Ces contenus sont lucratifs. Les streamers touchent sur la plateforme 95 % des revenus générés par la publicité, les dons et les abonnements des internautes, contre seulement 50 % chez Twitch, le géant américain. La France peut aller jusqu’à interdire l’accès à Kick, une mesure toutefois facilement contournable. Entre excès et liberté d’expression, existe-t-il une voie médiane ?





Source link

Laisser un commentaire