Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min – vidéo : 1min
1min
C’est un incontournable de la cuisine française : le beurre. Mauvaise nouvelle pour les consommateurs, les rayons se vident et son prix flambe. En cause, les difficultés rencontrées par la filière.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Au rayon crémerie, vous l’avez tous constaté cet été, le beurre est devenu rare et de plus en plus cher. « Dans les différents magasins, il arrive souvent qu’il manque du beurre », confirme une consommatrice. Un homme remarque que « les prix les moins chers ne cessent d’augmenter ».
Comptez 20 % supplémentaires sur la plaquette depuis deux ans. Les éleveurs français ont récemment dû faire face à des maladies qui touchent le rendement de leurs vaches. « C’est une bête qui a eu la fièvre catarrhale il y a quelques mois, elle avait perdu environ 7 à 8 litres de lait par jour », explique Régis Desrumaux, éleveur et président de la FDSEA de l’Oise, en pointant l’une de ses vaches.
Les fortes chaleurs de cet été ont également impacté la production. Autre facteur, les prix d’achat négociés avec la grande distribution seraient beaucoup trop faibles. Produire du beurre ne serait plus rentable.
« Le beurre, aujourd’hui, est payé six fois moins cher au producteur que ce qu’il est vendu au consommateur. On peut travailler pour que les vaches produisent plus de matières grasses. Mais aujourd’hui, on n’est pas motivés économiquement pour faire de la matière grasse », indique Yohann Barbe, président de la Fédération Nationale des Producteurs de lait.
De quoi craindre une pénurie ? Pas forcément pour les experts, car des alternatives existent. « En l’état, demain matin, vous aurez du beurre. Dans vos magasins, il n’y a pas de soucis. On peut jouer sur les importations, on peut faire du beurre un peu plus premier prix avec moins de matière grasse », explique Yves Puget, directeur des rédactions du magazine LSA Conso.
Mais le marché restera tendu à la rentrée, car les Français sont les premiers consommateurs de beurre au monde, avec une moyenne de 8 kilos par an et par habitant.