
Ce mardi, une houle cyclonique générée par l’ex-ouragan Erin va frapper la côte landaise. Pour protéger les vacanciers, plusieurs municipalités ont fermé les accès aux plages. Le phénomène, très rare, pourrait durer plusieurs jours.
Alerte sur la côte atlantique. À compter de ce mardi 26 août, une houle cyclonique va s’abattre sur le littoral français, notamment en Aquitaine. Causé par l’ex-ouragan Erin qui a menacé la côte est des États-Unis, ce «phénomène atypique» va provoquer des vagues d’environ 5 mètres de hauteur mardi et mercredi, prévient la préfecture maritime (Premar).
La dépression «générera une houle énergétique avec des vagues de 4 à 5 mètres sur les rivages atlantiques et d’entrée de Manche, avec une élévation du niveau de la mer pouvant créer des submersions locales, notamment au moment des pleines mers, soit le matin en Bretagne, le soir en Aquitaine», a alerté Météo-France. Au total, six départements ont été placés en vigilance jaune pour risques de vagues-submersion.
Des courants marins dangereux pour les baigneurs
Le phénomène est pris très au sérieux. La Premar a lancé un «message de prudence», craignant «un risque que les usagers de la mer sous-estiment la situation». Sur le littoral de la Nouvelle-Aquitaine, une alerte maximale aux baïnes, ces courants marins dangereux pour les baigneurs, a été émise pour la journée de mardi.
Ici et là, les communes du littoral s’organisent pour protéger les vacanciers. Ainsi de la ville de Biscarosse (Landes) qui a pris un arrêté municipal pour acter la fermeture temporaire des plages jusqu’au 28 août au matin. «En raison des risques de houle cyclonique et de vagues-submersion, tous les accès aux plages seront totalement fermés et interdits à tous promeneurs, baigneurs, randonneurs, pêcheurs et à toutes activités sportives et nautiques», a précisé la mairie. Idem à Biarritz, à Saint-Jean-de-Luz, ou encore à Bidart et à Lacanau.
Pour l’heure, les autres communes du littoral basque attendent l’évolution de la situation pour brandir les drapeaux rouges sur leurs plages. À la plus grande joie des surfeurs qui, habitués aux conditions extrêmes, se préparent à mettre leur planche à l’eau.