
Ce dimanche 24 août, le principal suspect dans l’affaire des cadavres découverts dans la Seine le 13 août dernier, a été mis en examen, conformément aux réquisitions du parquet de Créteil.
L’enquête progresse. Le principal suspect dans l’affaire des quatre cadavres découverts dans la Seine, mercredi 13 août 2025 sur la commune de Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne, a été mis en examen pour «meurtre en concours», conformément aux réquisitions du parquet de Créteil.
L’identité du principal suspect reste, à ce jour, «incertaine» selon le ministère public. Cependant, il s’agit d’un homme sans domicile fixe (SDF), «âgé d’une vingtaine d’années, de type nord-africain et de nationalité non établie».
Au cours de sa garde à vue, «il répondait succinctement aux enquêteurs sur ses éléments de vie. Il refusait de répondre aux questions relatives aux faits qui lui étaient reprochés», a expliqué le parquet de Créteil.
Mais comment l’individu a-t-il été interpellé ? A la suite de la découverte des corps dans la Seine, les enquêteurs se sont intéressés aux images de vidéoprotections et aux données téléphoniques, permettant d’identifiant le mis en cause. Il était «habituellement présent aux abords du lieu de découverte des corps», selon le ministère public.
Deux corps présentaient des «lésions de violences»
«Cet homme y avait d’ailleurs été contrôlé le 13 août 2025, par les effectifs primo-intervenants. Il y avait surtout été interpellé le 5 août 2025 en possession de documents dont le titulaire ne pouvait être contacté dans le temps de l’enquête.
Il avait été laissé libre avec une convocation judiciaire pour recel. Il s’avérait ultérieurement que ces documents appartenaient à la deuxième victime identifiée, non encore portée disparue à la date du 5 août 2025», a écrit le parquet dans son communiqué.
Par conséquent, et vu l’ensemble des éléments recueillis au cours de l’enquête, l’homme a été interpellé mercredi 20 août dans un centre de rétention administrative.
Il est à noter qu’une seconde personne avait également été placée en garde à vue dans le cadre de cette même affaire avant qu’elle ne soit laissée libre, samedi 23 août en début de soirée, sans qu’aucune charge ne soit retenue à son encontre.
Parmi les quatre corps découverts, deux présentaient des «lésions de violences, évocatrices d’une strangulation». Sur le troisième corps, «une trace suspecte dont l’origine ne pouvait être déterminée» a été retrouvée.