
Près de Guatemala City, 18 personnes, dont des gardiens et employés civils, ont été prises en otage dans deux prisons différentes ce vendredi. Le gouvernement a confirmé ce samedi leur libération.
C’est un soulagement. Plusieurs gardiens et employés civils ont été pris en otage vendredi dans deux centres pénitenciers du Guatemala par des détenus membres de gangs. L’État a agi vite et «n’a pas cédé face à ces criminels», a indiqué sur X le ministère de l’Intérieur.
Selon les médias locaux, 18 personnes au total ont été libérées, dont des gardiens et des employés d’un fournisseur de produits alimentaires. La prise d’otage, la veille, s’est déroulée dans le cadre de mutineries dans les prisons de Fraijanes, proche de Guatemala City, et de Boqueron, à 65 km à l’est de la capitale.
Los secuestros ocurridos hoy en Fraijanes y en El Boquerón, en contra de personal del #SistemaPenitenciario, son intentos desesperados de pandilleros que buscan llamar la atención y presionar al Estado para recuperar a sus líderes recluidos en #Renovación1.
Tanto el… pic.twitter.com/15oBoePhEx
— Francisco Jiménez (@FJimenezmingob) August 22, 2025
des mutineries sur ordre des gangsters
La semaine dernière, les autorités guatémaltèques avaient repris le contrôle de diverses prisons du pays, après plusieurs mutineries qui avaient entraîné la mort d’un surveillant.
Selon les forces de l’ordre, ces mouvements sont la conséquence des transferts, le 31 juillet dernier, de chefs des gangs Barrio 18 et Mara Salvatrucha, déclarés organisations «terroristes» par les États-Unis, à la prison de haute sécurité Renovacion 1.
«Les prises d’otages sont des tentatives désespérées de gangsters cherchant à attirer l’attention et à faire pression sur l’État pour récupérer leurs chefs», avait déclaré vendredi le ministre de l’Intérieur, Francisco Jiménez.
Ces bandes se disputent le contrôle de territoires au Guatemala et opèrent également au Honduras. Tandis qu’au Salvador, le président Nayib Bukele a emprisonné depuis mars 2022 des milliers de membres présumés de gangs sous un régime d’exception, critiqué par des groupes de défense des droits humains qui dénoncent des détentions arbitraires.