
Un Français d’une vingtaine d’années a été arrêté en début de semaine. Appartenant au réseau néonazi 764, son ordinateur stockait des milliers de fichiers à caractère pédopornographique et de cruauté envers des animaux, a-t-on appris ce vendredi.
Une découverte effroyable. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été interpellé ce mardi, puis mis en examen le lendemain pour détention d’images pédopornographiques, actes de cruauté et abus de faiblesse.
Le parquet d’Évreux a indiqué ce vendredi que l’homme, décrit comme «solitaire» et sans emploi, faisait également partie d’un groupe cybercriminel néonazi.
Il est également accusé d’avoir réussi à convaincre une cinquantaine de jeunes filles de se scarifier ou de se mutiler à sa demande : le jeune homme trouvait vraisemblablement ces victimes sur des sites dédiés aux «jeunes filles suicidaires» et contraignait ces dernières à «se planter un couteau dans la cuisse ou dans les seins, à graver son nom sur leur bras ou leur ventre», le tout filmé par leur webcam.
viols sur bébés, animaux décapités…
Plusieurs milliers de fichiers à caractère pédopornographique ont également été retrouvés sur l’ordinateur du jeune homme. Des photos et des vidéos qualifiées «d’insoutenables» par le procureur, parmi lesquelles des «viols sur des bébés», dont «on ne sait pas s’il en a commandité».
Le suspect aurait déjà reconnu des faits de cruauté envers des animaux. Il aurait décapité un certain nombre de chiens, de lapins : des propos corroborés par des images retrouvées sur son ordinateur.
Jusque-là inconnu des services de police, il a également avoué, pendant sa garde à vue, avoir des pulsions de viol, torture et meurtre.
Saisi par un service d’enquête de veille internet, le procureur d’Évreux Rémi Coutin a déclaré avoir demandé l’ouverture d’une information judiciaire pour détention, consultation et diffusion d’images pédopornographiques en bande organisée, sévices, actes de cruauté envers des animaux et abus de faiblesse de personnes mineures.
Le fondateur du réseau condamné
Le mis en cause ferait partie «d’un réseau “cybercriminel accélérationniste et sataniste néonazi appelé 764” qui a été fondé en janvier 2021 par un Américain», lui-même interpellé par le FBI en début d’année. Le fondateur du réseau, Bradley Cadenhead, âgé de 20 ans, purge une peine de 80 ans de prison aux États-Unis.
Ce groupe ciblait principalement des mineurs vulnérables sur Internet, les force à s’auto-mutiler ou à produire de la pédopornographie. Il y a quelques semaines, en juin, un germano-iranien de 20 ans appartenant au même réseau cybercriminel pédophile avait été arrêté à Hambourg après avoir poussé un adolescent américain de 13 ans à se suicider en direct sur Internet.