Adidas présente publiquement ses excuses pour avoir copié des modèles de chaussures traditionnelles mexicaines

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By InfoHunter


Les huaraches fabriquées à Oaxaca sont un entrelacs de lanières de cuir soigneusement tressées. Designée par Willy Chavarria, la version d’Adidas est très similaire, sauf pour sa semelle épaisse.

France Télévisions – Rédaction Culture


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La manufacture Adidas, à Strasbourg, le 24 août 2024. (ABDESSLAM MIRDASS / AFP)

La manufacture Adidas, à Strasbourg, le 24 août 2024. (ABDESSLAM MIRDASS / AFP)

La société allemande Adidas a présenté jeudi 21 août des excuses publiques à une communauté indigène du Mexique pour s’être inspirée de sandales traditionnelles afin de créer un nouveau design, que des artisans et les autorités du pays ont dénoncé comme une appropriation culturelle.

Le modèle « Oaxaca Slip-On » a suscité une levée de boucliers, tant de la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, que des habitants de Villa Hidalgo Yalalag, dans l’État d’Oaxaca (sud), où les dirigeants de la marque de vêtements de sport se sont rendus à la rencontre des autorités locales et d’artisans qui fabriquent des sandales traditionnelles appelées « huaraches ».

Les chaussures de la société allemande « ont été conçues en prenant inspiration d’un design originel (…) propre à la tradition du peuple de Villa Hidalgo Yalalag », a reconnu Karen Gonzalez, directrice juridique d’Adidas Mexique. « Nous comprenons que cette situation a pu causer du mécontentement, et nous vous présentons donc nos excuses publiques », a-t-elle ajouté.

Adidas avait déjà présenté ses excuses et réaffirmé son engagement à collaborer avec la communauté locale dans un « dialogue respectueux qui honore son héritage culturel ». Le designer de cette chaussure, Willy Chavarria, américain d’origine mexicaine, s’était également excusé.

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, s'exprime lors d'une conférence de presse sur l'affaire de plagiat par Adidas des sandales traditionnelles "huaraches", à Mexico, le 8 août 2025. (Barron/Eyepix Group/Shutterstock/SIPA / SIPA)

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, s’exprime lors d’une conférence de presse sur l’affaire de plagiat par Adidas des sandales traditionnelles « huaraches », à Mexico, le 8 août 2025. (Barron/Eyepix Group/Shutterstock/SIPA / SIPA)

Les huaraches fabriquées à Oaxaca sont un entrelacs de lanières de cuir soigneusement tressées. La version d’Adidas est très similaire, sauf pour sa semelle épaisse. Les artisans d’Oaxaca fabriquent jusqu’à trois paires par jour, vendues environ 20 dollars. Le modèle « Oaxaca Slip-On » d’Adidas a été lancé début août, mais après le tollé soulevé, il a été retiré des plateformes de vente en ligne.

Le gouvernement mexicain avait dit vouloir réclamer une indemnisation à Adidas. Le Mexique a déjà dénoncé l’utilisation non autorisée de l’art de ses communautés indigènes par de grandes marques tels la chinoise Shein, l’espagnole Zara ou la vénézuélienne Carolina Herrera.





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