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By InfoHunter



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En France, céder un commerce devient de plus en plus compliqué. Le nombre de transactions a chuté de 30 % en dix ans, laissant de nombreux propriétaires à la recherche de repreneurs motivés et fiables, malgré des entreprises souvent rentables et bien établies.

À 63 ans, Éric Loiseau pourrait être à la retraite. Et pourtant, cet horticulteur passe encore des journées entières, le dos courbé, les mains dans la terre, comme depuis 40 ans. Quatre ans qu’il tente de vendre son entreprise, toujours sans succès. « C’est surtout la motivation. Aujourd’hui, c’est un métier qui est très manuel, qui demande beaucoup de temps. Et ça, il faut être motivé », explique Éric Loiseau, horticulteur au Jardin Fertois.

Avec sa femme Annie, qui gère la boutique, Éric vit au rythme des floraisons. Jusqu’à 90 heures par semaine au printemps, un emploi du temps incompatible avec une vie de famille comme le confie Annie Loiseau : « On s’est installés très jeunes. On avait 21, 22 ans. Donc, on a eu nos enfants, dont on ne s’est pas beaucoup occupés parce que le métier nous a pris tout notre temps. »

Malgré une quinzaine de contacts avec des acheteurs potentiels, la vente de l’exploitation, affichée à 230 000 euros, reste impossible. « On a des désillusions, des fois quand même. On se dit que ça va se faire et puis, tout compte fait, un appel de la banque, non, ce n’est pas possible. Ou les gens se désistent. En attendant, (…) on espère », poursuit Annie.

Éric et Annie ne sont pas seuls. En France, les ventes de commerces ont chuté de 30 % en dix ans, passant de 43 800 à 31 703 transactions.

Coiffeuse, Manon Bertrand, gérante du « Salon Manon », illustre ce phénomène. Pour trouver un repreneur et se lancer dans une reconversion professionnelle, elle met son salon en vente pour 80 000 euros. Pourtant, elle n’a reçu qu’un seul appel en un an. « Il y a la clientèle qui est là, qui est fidèle et qui revient régulièrement. Donc, je pensais que ça serait plus simple. Et finalement, ça prend plus de temps que prévu  », explique-t-elle.

Pour attirer un acheteur, Manon propose un paiement échelonné sur deux ans et se dit prête à rester une année supplémentaire pour former son successeur. Une solution pour enfin commencer sa carrière de coach sportive: «  Je ne suis ni à 100 % dans le salon ni à 100 % dans le sport, donc c’est quand même assez frustrant de ne pas pouvoir se donner les moyens  », confie-t-elle.

Et après plusieurs mois de patience, ses efforts pourraient enfin porter leurs fruits : depuis quelques semaines, elle est en contact avec un potentiel acheteur.





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