cette journée qui révèle la violence liée à la guerre des cartels mexicains à Sinaloa

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By InfoHunter



Depuis l’arrestation de l’un des leaders du cartel de Sinaloa (Mexique), Ismaël «El Mayo» Zambada, en juillet 2024, le nombre d’homicides a augmenté de plus de 400 % dans la région en un peu plus d’un an. Le 10 août, le record de 17 meurtres a même été battu au Sinaloa, soit un décès toutes les 85 minutes.

Un quotidien rythmé par la menace d’une fusillade à toute heure, du jour ou de la nuit. Alors que la guerre des cartels mexicains a franchi un premier cap avec l’arrestation du patron du cartel de Sinaloa, Joaquin «El Chapo» Guzman, le 22 février 2014, l’arrestation de son successeur Ismaël «El Mayo» Zambada le 25 juillet 2024 a marqué un nouveau tournant sanguinaire dans l’État de Sinaloa.

En se basant sur les données de l’organisme de surveillance Armed Conflict Location & Event Data (ACLED), mais aussi des informations relayées par le parquet de Sinaloa et les autorités fédérales mexicaines, CNN a totalisé une hausse de plus de 400 % des homicides à Sinaloa depuis la capture d’«El Mayo».

Cette même source a également mis en avant un chiffre effarant, celui des 17 homicides recensés dans cette région le 10 août dernier, soit un décès constaté toutes les 85 minutes.

«On peut se retrouver pris dans une fusillade à la sortie d’une école»

L’arrestation d’«El Mayo» a entrainé une guerre interne entre les factions rivales du cartel de Sinaloa, opposant les soutiens d’«El Chapo», baptisés «Chapitos», aux partisans de Zambada, appelés «Mayitos». 

Les deux groupes, n’hésitant pas à faire feu dans des lieux publics à toute heure du jour et de la nuit, ont transformé la capitale du Sinaloa, Culiacan, en ville chaotique. Certaines entreprises locales ont dû réduire leurs horaires d’ouverture ou tout simplement fermer leurs portes en raison d’un manque de clientèle, encore plus visible à la tombée de la nuit.

«Nous, les citoyens, avons décidé il y a des mois de ne sortir qu’à certaines heures. Au début, entre septembre et décembre, c’était comme une règle auto-imposée, car on avait peur de sortir. Normalement, les nuits et les petits matins étaient les plus violents… mais en réalité, c’est toute la journée qui l’est. On peut sortir à midi et se retrouver pris dans une fusillade à la sortie d’une école, dans une rue principale, entre policiers, soldats, marines et hommes armés. Comme ça. C’est la réalité au quotidien», a témoigné une habitante sur CNN.

En mai, le corps d’un homme a été retrouvé pendu à un pont voisin, à côté d’un narco-message, indiquant que les autorités ne devaient pas s’en mêler. Un mois plus tard, une tête humaine a été abandonnée près d’un site touristique à Culiacán. Deux semaines plus tard, plusieurs policiers ont été grièvement blessés dans une embuscade à proximité.

Donald Trump aurait ordonné d’utiliser la force contre les cartels mexicains

À l’occasion de l’anniversaire du 25 juillet, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a réitéré l’impératif de collaboration avec les autorités américaines, tout en mettant en garde contre toute ingérence étrangère dans la lutte contre le trafic lié aux cartels du Mexique. 

Début août, son homologue américain, Donald Trump, aurait signé une directive ordonnant au Pentagone d’utiliser la force militaire contre certains cartels d’Amérique latine, dont celui du Sinaloa, selon un rapport du New York Times.

D’après les données de l’ACLED, au moins 571 civils ont été tués au Sinaloa en 2025 jusqu’à présent, soit plus que le chiffre recensé en la matière l’an dernier. 



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