
Au lendemain du meurtre d’un jeune homme de 16 ans, abattu par balle dans la nuit du vendredi 15 août près d’Orléans (Loiret), et près avoir été placé en garde à vue samedi, un suspect âgé de 19 ans a été mis en examen ce dimanche.
La police et la justice avancent. Un jeune homme de 19 ans a été mis en examen pour meurtre, tentative de meurtre sur les autres mineurs et détention d’arme de catégorie B ce dimanche, après la mort d’un mineur de 16 ans, tué d’une balle en pleine rue à Fleury-les-Aubrais, dans la banlieue d’Orléans (Loiret), a-t-on appris auprès du parquet.
Le suspect, qui a reconnu avoir ouvert le feu, a dit qu’il avait consommé des stupéfiants au moment des faits et que «depuis quelque temps, il se sentait menacé», sans préciser par qui ni pour quoi, a indiqué à l’AFP Emmanuel Delorme, procureur adjoint de la République d’Orléans. Condamné à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants, il n’avait aucun lien avec la victime qu’il ne connaissait pas, a ajouté Emmanuel Delorme.
Les policiers avaient été appelés vers 02h25 samedi pour un adolescent grièvement blessé par balle dans la rue. Malgré l’intervention des secours, il a succombé à ses blessures. La victime, âgée de 16 ans, faisait partie d’un groupe de cinq mineurs qui étaient en train de commettre des vols à la roulotte dans des véhicules garés dans cette zone résidentielle. Ils n’avaient toutefois pas visé le véhicule du mis en examen.
Quatre autres victimes «très traumatisées»
Ce dernier a déclaré aux enquêteurs qu’il regardait la télévision chez lui lorsqu’un membre de sa famille l’a alerté sur «des jeunes qui traînent dans le quartier». Prenant peur car il se sentait menacé, il serait alors sorti avec une arme, tirant un coup de feu en l’air.
«Ensuite, selon ses dires, il aurait tiré un seul coup de feu en direction des victimes, ce qui ne correspond pas pour l’instant aux éléments matériels puisqu’on a retrouvé au sol quatre étuis percutés», a pointé Emmanuel Delorme. Les quatre autres victimes ont pu s’échapper et sont «très traumatisées», a-t-il encore souligné.