il y a 40 ans, 520 personnes perdaient la vie dans le crash le plus meurtrier de l’histoire

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By InfoHunter


Le 12 août 1985, un Boeing 747SR-46 de la compagnie Japan Airlines s’est écrasé sur une montagne dans le centre du Japon après une explosion. Si quatre personnes ont miraculeusement survécu, 520 passagers et membres d’équipages sont morts dans la catastrophe.

C’est le pire accident aérien impliquant un seul appareil. Le 12 août 1985, le vol 123 opéré par Japan Airlines, une compagnie aérienne nippone, a décollé à 18h12 de l’aéroport international de Tokyo-Haneda pour se rendre à Osaka.

À bord du Boeing 747SR-46, une version modifiée du Jumbo Jet de l’avionneur américain destiné à transporter un grand nombre de personnes, se trouvaient 509 passagers et 15 membres d’équipages. Douze minutes après son envol, une violente explosion a secoué l’appareil.

Des dégâts fatals pour l’appareil

L’avion venait de perdre la quasi-totalité de sa dérive, ses trois systèmes hydrauliques, indispensables pour contrôler ses mouvements et la pressurisation de la cabine. Les pilotes ont immédiatement transmis un signal de détresse et ont demandé l’autorisation de retourner en urgence sur Tokyo.

Malheureusement, leurs efforts étaient voués à l’échec : les dégâts sont tels que l’appareil est incontrôlable.

Pendant près de 30 minutes, le commandant de bord très expérimenté, Yutaka Sasaki, a réussi à maintenir une altitude plus ou moins stable en jouant sur la puissance des moteurs. Mais sans véritable moyen de contrôler ses mouvements, l’appareil a fini par effectuer une plongée vertigineuse vers le sol tout en tournant sur lui-même.

Quatre passagères assises sur la même rangée ont survécu

À 18h56, l’avion a percuté de plein fouet le mont Takamagahara, un sommet de 1.979 mètres escarpé et recouvert d’une forêt très dense. En raison d’intenses précipitations et du manque de visibilité, empêchant des hélicoptères d’atterrir, les secours n’ont pu arriver sur les lieux du crash que le lendemain matin, 12h après l’accident.

Les lieux du crash, très escarpés, n’étaient accessibles rapidement qu’en hélicoptère. © AFP

Malgré la violence du choc et une nuit glaciale, quatre femmes ont été retrouvées en vie, toutes assises côte-à-côte dans une rangée à l’arrière de l’appareil.

Après plusieurs mois d’investigations, la Commission d’enquête japonaise sur les accidents aériens et ferroviaires a conclu que l’explosion de l’arrière du fuselage était due à un incident mal réparé survenu le 2 juin 1978, lors duquel la queue de l’appareil a touché la piste après un atterrissage violent.

Les mécaniciens de Boeing avaient utilisé une mauvaise pièce, conduisant à une usure prématurée de la carlingue qui a fini par céder sous la pression, arrachant au passage la dérive de l’avion et le rendant incontrôlable.

Par ailleurs, la Japan Airlines a été reconnue partiellement responsable, puisqu’un sifflement était audible depuis la queue de l’appareil, ce qui aurait dû alerter les mécaniciens de la compagnie, qui n’ont pas réagi. Le chef de la maintenance s’est donné la mort peu après le crash et le président de la compagnie a démissionné tout en présentant des excuses personnelles aux familles des victimes.

À noter qu’à ce jour, la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’Histoire – hors attentat – reste celle de l’aéroport de Tenerife, durant laquelle deux Boeing 747 entrèrent en collision, provoquant la mort de 583 personnes.





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