Plusieurs pays, dont la France, ont récemment pris une décision similaire, à la suite d’une conférence ministérielle à l’ONU organisée fin juillet.
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L’Australie va reconnaître l’Etat de Palestine à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, a annoncé le Premier ministre du pays, Anthony Albanese, lundi 11 août. « La paix ne peut être que temporaire » tant que les Israéliens et les Palestiniens ne disposent pas d’un Etat, a-t-il déclaré devant la presse.
Le chef du gouvernement travailliste dit avoir reçu des garanties de la part de l’Autorité palestinienne, afin qu’« aucune place [ne soit donnée] aux terroristes du Hamas dans tout futur Etat palestinien ». Sollicité par l’AFP, l’ambassadeur d’Israël en Australie s’est dit « indisponible ».
Fin juillet, le président français Emmanuel Macron a fait part de son intention de reconnaître l’Etat de Palestine à l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, fin septembre, en espérant créer une dynamique collective en ce sens. Quelques jours plus tard, le Canada lui a emboîté le pas. Le Royaume-Uni a ensuite assuré qu’il en ferait de même, sauf si Israël prenait une série d’engagements, dont celui d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Lundi, la Nouvelle-Zélande, voisine de l’Australie, a souligné qu’elle réfléchirait d’ici septembre à prendre cette décision.
L’annonce australienne intervient alors que le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a dévoilé un plan pour accentuer le contrôle israélien sur l’enclave palestinienne. Le Conseil de sécurité a tenu une réunion urgente dimanche sur le sujet, à l’initiative de plusieurs pays européens.
Les pressions internationales s’accentuent sur le gouvernement israélien pour trouver une issue au conflit, qui a conduit à une grave crise humanitaire dans l’enclave palestinienne assiégée. Au total, les trois quarts des Etats membres de l’ONU reconnaissent l’Etat de Palestine, proclamé par la direction palestinienne en exil à la fin des années 1980. Cet acte diplomatique a été réalisé par une dizaine de pays depuis le début de la guerre à Gaza.