
L’organisation Palestine Action a vu 200 de ses membres être arrêtés par la police à Londres (Royaume-Uni) lors d’un rassemblement illégal. Cette manifestation avait été organisée pour critiquer les lois antiterroristes britanniques.
Plus de 200 partisans du mouvement Palestine Action ont été arrêtés ce samedi 9 août lors d’une manifestation de soutien à Londres (Royaume-Uni) à ce réseau pro-palestinien, interdit depuis début juillet et classé comme «organisation terroriste», a indiqué sur X la police londonienne.
«Nous avons maintenant procédé à 200 arrestations sur la place du Parlement cet après-midi», a-t-elle écrit. «Les agents continuent progressivement à procéder à de nouvelles arrestations dans la foule», assure la police londonienne. Des centaines de manifestants étaient attendus par les forces de l’ordre londoniennes après l’annonce de trois jours de manifestations pour critiquer l’interdiction de Palestine Action.
Arrest update: We have now made 200 arrests in Parliament Square this afternoon.
We’re aware of comments made by protest organisers which include misinformation. We’ve responded to those below: pic.twitter.com/SC2MGdk3pP
— Metropolitan Police (@metpoliceuk) August 9, 2025
Une interdiction à l’origine des arrestations
À l’origine de cette manifestation, l’association Defend our Juries organise des rassemblements pour protester contre l’interdiction de l’organisation Palestine Action, jugée comme «terroriste» par le gouvernement anglais. Effective depuis le 5 juillet dernier, l’organisme était à l’origine de plusieurs actes de vandalisme, notamment dans une base de l’armée de l’air. L’ONU avait réagi à cette interdiction en la jugeant disproportionnée.
Selon les organisateurs de Defend our Juries, plus de 700 personnes se sont rassemblées en début d’après-midi sur la place du Parlement à Londres. Ainsi, ils ont affirmé que la police se préparait à «la plus grande arrestation massive de leur histoire».
Des manifestants calmes
Le groupe a aussi annoncé l’arrestation d’un ancien détenu de Guantanamo Bay, Moazzam Begg, des employés du National Health Service, des quakers (mouvement chrétien anglais) et d’une personne aveugle en fauteuil roulant.
L’AFP a détaillé que les personnes arrêtées n’ont pas résisté, mais pour beaucoup d’entre elles, elles formaient, avec leurs doigts, un V de la victoire sous les applaudissements des manifestants. « C’est un impératif moral d’être ici», estime une militante, une septuagénaire s’est confiée : «S’ils veulent m’arrêter, je ne m’enfuirai pas et je ne me cacherai pas». Richard Bull, Londonien de 42 ans, a déclaré : «Qu’ils nous arrêtent tous ! Ce gouvernement est allé trop loin. Je n’ai rien à me reprocher».
Un porte-parole du ministère de l’Intérieur britannique avait annoncé : «L’interdiction de Palestine Action ne concerne pas la Palestine et n’affecte en rien la liberté de manifester en faveur des droits des Palestiniens».