
En janvier dernier, Donald Trump avait ordonné aux agences fédérales de supprimer des milliers de pages internet faisant référence à l’«idéologie de genre». Des photos d’archives militaires, comme celles du B-29 «Enola Gay», ont failli être censurées.
L’histoire américaine menacée par Donald Trump. Quelques semaines après son retour à la Maison Blanche le 20 janvier dernier, le président républicain avait donné l’ordre aux agences fédérales d’opérer une opération de censure sans précédent.
Ces dernières devaient en effet supprimer toutes les pages de leurs sites internet faisant référence à ce qu’il a qualifié d’«idéologie de genre», de près ou de loin : homosexualité, transition de genre, inclusion, mais aussi minorités noire et hispanique. Le Département de la Défense et les forces armées étaient, eux aussi, concernés par cette purge, amenant à des situations ubuesques.
Ainsi, selon une base de données obtenue par Associated Press, toutes les mentions au bombardier B-29 «Enola Gay», qui a largué la bombe nucléaire «Little Boy» sur Hiroshima le 6 août 1945, devaient être effacées des sites de l’US Air Force, du Pentagone ou du musée des forces de l’armée de l’air américaine.
Une page importante de l’histoire américaine était donc sur le point de disparaître des archives. Néanmoins, sept mois plus tard, celles-ci sont toujours accessibles, l’importance de ces clichés ayant peut-être retenu l’attention des censeurs de l’administration Trump.
Mais d’autres, notamment celles mentionnant le mois des fiertés ou l’inclusion de soldats homosexuels et transsexuels au sein de l’US Army, l’héritage des soldats afro-américains dans le corps des Marines ou celui des aviateurs d’origine hispanique ont tout simplement disparu. Preuve que les sources historiques sont menacées par le gouvernement actuel des Etats-Unis.