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Produire de la mozzarella française, c’est le défi que se sont lancé deux productrices fermières dans les Landes. Pari réussi : elles ont fait renaître l’exploitation familiale.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
En moins d’un an, leur troupeau de bufflonnes s’est parfaitement acclimaté à la campagne landaise. Et aujourd’hui, Delphine et Adeline réalisent enfin leur rêve. Après avoir sauvé l’exploitation familiale, elles viennent de se lancer dans la production de mozzarella fermière.
Chaque matin, après la traite, c’est dans un laboratoire de Tilh (Landes) qu’elles transforment 40 à 45 litres de lait. « Là, on est en train de couper encore le lait caillé parce qu’il faut qu’on évacue le plus de petit-lait qu’il y a à l’intérieur, pour que la mozzarella reste tendre« , explique Adeline Delas, une des deux productrices de mozzarella fermière.
Mais il faut encore faire preuve de patience avant d’obtenir la fameuse boule de mozzarella, un travail de longue haleine. Malgré une forte demande, pas question de se lancer dans de gros volumes. Adeline et Delphine entendent maîtriser leur production.
« On veut rester à petite taille, à petite échelle, où on va pouvoir tout contrôler de A à Z entre l’élevage, la transformation, la livraison. Et on veut qu’on puisse s’en sortir toutes les deux et, après, si nos parents sont derrière pour nous aider sur la polyculture, ça nous va« , Delphine Delas, une des deux productrices de mozzarella fermière.
Les bufflonnes d’Adeline et de Delphine ont définitivement remplacé les vaches de leurs pères. L’exploitation familiale a encore de beaux jours devant elle.