
Le président argentin Javier Milei a apposé son veto à une loi visant à augmenter les retraites, pourtant votée par la majorité au Congrès en juillet, estimant que le texte contrevient à sa politique budgétaire, selon un communiqué publié au bulletin officiel lundi.
Une décision radicale. Ce lundi, Javier Milei a apposé son veto présidentiel, empêchant une augmentation de 7,2 % des retraites et une hausse de 40.000 pesos, soit environ 25 euros d’une allocation mensuelle. Cette loi avait pourtant été approuvée par la majorité du Congrès en juillet dernier.
Selon des études privées, les retraités sont les personnes les plus affectées par la politique d’austérité menée par le gouvernement argentin. Plus de 70 % des retraités reçoivent une allocation minimale équivalente à 275 dollars par mois, ce qui est inférieur au seuil de pauvreté.
Javier Milei a déjà fait opposition à une revalorisation des pensions de retraites en août 2024. Le gouvernement est minoritaire dans les deux chambres du Congrès, avec 39 députés sur 257, et 6 sénateurs plus un allié sur 72. Pour renverser un veto, l’opposition doit réunir les deux tiers des voix dans chaque chambre.
Un veto contre une loi sur le handicap
Javier Milei a aussi opposé son veto à une loi déclarant l’état d’urgence pour les personnes en situation de handicap afin de régulariser les paiements en retard des prestations de santé et de les garantir jusqu’en décembre 2027. Ce texte garantissait aussi un quota d’emploi dans le pays pour les personnes souffrant de handicaps, éliminé par l’administration Milei.
Le gouvernement a qualifié cette loi «d’irresponsable» car selon lui, «elle ne précise pas l’origine des fonds, compromettant ainsi l’équilibre fiscal».
Selon les estimations de l’Office du budget du Congrès, la loi d’urgence sur le handicap aurait un impact fiscal compris entre 0,22 % et 0,42 % du PIB.
Le gouvernement a déclaré dans un communiqué que les lois en question impliquaient «une dépense supplémentaire cette année de plus de 4,3 millions d’euros et 10,3 millions d’euros pour 2026».