
Un décret signé ce vendredi par les États-Unis fixe l’entrée en vigueur, à partir du 7 août de droits de douane sur l’export de vins et spiritueux français. Un coup dur pour les professionnels du secteur, dont la perte de chiffre d’affaires s’évaluerait à un milliard d’euros.
C’est une annonce qui met à mal le secteur des vins et des spiritueux. À compter du 7 août, il faudra compter 15% de droits de douane pour chaque export vers les États-Unis. «C’est mieux que 30%, après ça fait quand même beaucoup par rapport à ce qu’on avait aujourd’hui», explique Damien Champy, président de la coopérative de Champagne Le Brun de Neuville, qui espère un nouveau round de négociations à l’automne.
La profession évalue la perte du chiffre d’affaires à un milliard d’euros, en prenant en compte le taux de change. Pour éviter de telles pertes, les professionnels vont devoir réévaluer le prix de la bouteille. «Une bouteille qui part de nos caves à 30 euros est sur le marché entre 50 et 60 dollars selon la marge finale», poursuit-il, expliquant qu’il faudra ajouter 15% à ces chiffres à l’avenir.
Des emplois menacés ?
Un climat de guerre commerciale qui risque d’avoir des effets sur les 600.000 emplois directs et indirects de la filière. «C’est une part de marché non-négligeable qui risque d’être perdue», crains ainsi Yann Couvreur, administrateur de la Fédération des vignerons indépendants de Champagne.
Les États-Unis représentent le premier marché à l’export des vins et des spiritueux français, avec 3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaire.