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Le jour où cette touriste a été vue pour la dernière fois, il y a sept ans, à Nikko, son téléphone n’a pas borné hors de son hôtel, selon un expert mandaté par sa famille. Pour son frère, Damien Véron, cela contredit le témoignage clé de l’hôtelier.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sept ans de combat pour connaître la vérité. Le mardi 29 juillet marque les sept ans de la disparition de Tiphaine Véron au Japon. Damien Véron, son frère, n’est pas près d’abandonner. « Ce septième anniversaire de la disparition de Tiphaine est aussi douloureux que les autres et, en plus, je suis à Nikko, donc j’ai l’impression d’être proche de Tiphaine« , dit-il à France 2, qui l’a suivi au Japon.
Il est venu livrer aux autorités japonaises de nouveaux éléments. Tiphaine Véron s’était en voyage à Nikko, à l’été 2018, quand elle s’est volatilisée. Elle séjournait seule dans un hôtel, où elle a été aperçue pour la dernière fois. L’hôtelier a toujours affirmé l’avoir vue partir le matin. Ne la voyant pas revenir récupérer ses affaires, il a prévenu la police le lendemain.
La famille Véron a mandaté un expert qui a géolocalisé ses derniers déplacements grâce à son portable. Ses conclusions contredisent le témoignage de l’hôtelier. « Il y a une avancée majeure, c’est qu’il y a un nouveau rapport sur la téléphonie et sur l’analyse des points Google, qui montre que Tiphaine était dans sa chambre d’hôtel jusqu’à 11h40 le 29 juillet », explique Damien Véron.
L’hôtelier, qui a affirmé qu’elle avait quitté les lieux à 10 heures, a-t-il menti aux enquêteurs ? Son témoignage est « faux », estime le frère de la disparue. Il était central dans l’enquête de la police japonaise qui, en 2018, avait suivi la piste d’un accident et organisé de vastes battues dans la région.*
« Le jour de sa disparition, on voit qu’elle est restée dans l’hôtel. On peut même tracer le moment où elle a dormi, le moment où on présume qu’elle a été au petit-déjeuner« , explique Paul-Olivier Dehaye, fondateur de hestia.ai, l’entreprise suisse qui a expertisé les données de géolocalisation liées au téléphone de la jeune femme. Celles-ci montraient bien, les jours précédents, ses nombreux déplacements. Mais elles ne donnent « aucune indication qu’elle a quitté l’hôtel le jour de sa disparition« . Sur la base de ces nouveaux éléments, la famille Véron espère désormais l’ouverture d’une enquête criminelle. Un nouvel appel à témoins a été lancé.