
Le président américain Donald Trump a affirmé, ce lundi, qu’un cessez-le-feu à Gaza était «possible». Le républicain est actuellement en Écosse pour discuter de la situation au Proche-Orient, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Un cessez-le-feu à Gaza «est possible», a déclaré le président américain, Donald Trump ce lundi. Le républicain répondait à une question d’un journaliste, dans son complexe de golf de Turnberry, en Écosse, où il reçoit actuellement le Premier ministre britannique, Keir Starmer.
En effet, les deux hommes se sont rencontrés en ce début de semaine. Pour le Britannique, l’objectif est simple : presser Donald Trump d’agir face à la crise humanitaire à Gaza, mais aussi, tenter de sécuriser des baisses de droits de douane pour le Royaume-Uni, alors que l’Europe vient d’arracher un accord.
De son côté, Downing Street estime que la population de Gaza subit des «souffrances indescriptibles et la famine». Keir Starler entend donc pousser pour une relance des négociations sur un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, assiégé par Israël depuis le début de la guerre contre le Hamas, le 7 octobre 2023.
Vers une reconnaissance d’un État palestinien par le Royaume-Uni ?
Pour rappel, un nouveau tour de tractations s’est interrompu cette semaine au Qatar, sans succès, avec le retrait des délégations israélienne et américaine. Donald Trump a accusé le Hamas de ne pas vouloir d’accord, ce que ce dernier a nié.
Le Premier ministre britannique compte aussi évoquer, avec le président américain, «ce qui peut être fait de plus» pour accélérer l’entrée de l’aide humanitaire et libérer les otages détenus par le Hamas. Ce samedi, le gouvernement britannique avait aussi annoncé qu’il se préparait à larguer de l’aide et à évacuer de Gaza des «enfants ayant besoin d’une assistance médicale».
Le Premier ministre britannique se retrouve aussi sous une certaine pression pour reconnaître un Etat palestinien, après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’intention de la France de passer le pas en septembre, à l’occasion d’une Assemblée générale de l’ONU. Au Royaume-Uni, plus de 220 députés, dont des dizaines de sa majorité travailliste, l’ont appelé cette semaine à faire de même.