
En République démocratique du Congo, les rebelles ADF sont à l’origine d’une nouvelle attaque meurtrière. Dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont tué au moins 43 personnes dans une église de la province du l’Ituri.
Une véritable tragédie. Au moins 43 personnes ont été tuées dans l’attaque d’une église catholique dans le nord-est de la République démocratique du Congo, dans la nuit de samedi à dimanche, a rapporté l’AFP. Les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé affilié à Daesh, s’en sont pris à la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda, dans la province de l’Ituri.
Le dernier bilan de l’ONU fait état de 19 femmes, 15 hommes et neuf enfants tués. D’après les Forces armées congolaises, ces civils ont été «surpris et tués à la machette» et «plusieurs autres» ont été «grièvement blessés». L’abbé Aimé Lokana Dhego affirme que certains jeunes ont également été «enlevés». «Nous n’avons aucune nouvelle d’eux», a-t-il déploré.
«Notre détermination à combattre le terrorisme sous toutes ses formes reste inchangée»
«Ces attaques ciblées contre des civils sans défense, notamment dans des lieux de culte, sont non seulement révoltantes mais aussi contraires à toutes les normes en matière de droit de l’homme et de droit international humanitaire», a déclaré Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU, chargée de la protection et des opérations et cheffe par intérim de la Monusco.
#RDC : Le Gouvernement condamne cette effroyable attaque sur des populations innocentes.
Il présente ses condoléances et reste solidaire de toutes les familles éprouvées.
Il se tient à côté des autorités de la Province de l’Ituri dans la gestion des conséquences de ce drame… https://t.co/nwlFBfnJGA
— Patrick Muyaya (@PatrickMuyaya) July 27, 2025
Sur X, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a lui aussi réagi, condamnant cette «effroyable attaque sur des populations innocentes». «Notre détermination à combattre le terrorisme sous toutes ses formes reste inchangée», a-t-il écrit.
Les ADF, groupe armé formé à l’origine d’anciens rebelles ougandais, ont tué des milliers de civils et multiplié les pillages et les meurtres dans le nord-est de la RDC malgré le déploiement de l’armée ougandaise (UPDF) aux côtés des forces armées congolaises (FARDC) dans la zone. Ils ont prêté allégeance en 2019 aux jihadistes de Daesh, qui les présente comme sa «province d’Afrique centrale» et revendique certaines de leurs attaques.
Fin 2021, Kampala et Kinshasa ont lancé une opération militaire conjointe contre les ADF, baptisée «Shujaa», sans parvenir jusqu’à présent à mettre fin à leurs exactions. Cette tuerie intervient néanmoins après des mois d’accalmie dans cette région de l’Ituri qui jouxte la frontière ougandaise. La dernière attaque d’ampleur menée par des ADF remontait au mois février et avait fait 23 morts dans le territoire de Mambasa.