Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
2min
La 14e étape du Tour de France a été perturbée par d’épais brouillards ce samedi 19 juillet. Une étape complexe à Superbagnères qui a vu le Hollandais Thymen Arensman l’emporter.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
La tête dans les nuages… Un épais brouillard, voilà l’invité mystère qui attendait les coureurs au sommet des Pyrénées aujourd’hui. Le Tour de France signait son grand retour à Superbagnères après 36 ans d’absence. Un programme royal pour l’une des étapes reines.
Le ciel leur est tombé sur la tête. Cet après-midi dans les Pyrénées, peu de visibilité. Caprice des cieux, qui n’empêche pas la venue des plus courageux. Sur le Tour de France, tous les moyens sont bons pour s’abriter et apercevoir le peloton comme l’explique cette spectatrice : « C’est le système D. C’est mieux protégé qu’un parapluie. » Un autre déclare : « Quand on est équipé, il n’y a pas de problème. Non, non, ça va très bien. Regarde, on ne manque de rien. » Un coup de froid qui oblige même Julian Alaphilippe, en pleine course, à emprunter la pancarte en carton de cette spectatrice pour ajouter une couche de chaud sous son maillot.
Non, votre télévision n’est pas déréglée. Seulement, avec le temps, les favoris étaient difficiles à voir à l’arrivée. Toute la journée, du Tourmalet à Superbagnères, le brouillard a joué des tours aux coureurs et aux échappés. Ici, le Français Lenny Martinez, en descente, obligé de freiner. Si l’un des favoris, Remco Evenepoel, a préféré jeter l’éponge, le Hollandais Thymen Arensman, s’est imposé, lui, en solitaire. Ce soir, sans surprise, au classement général, Tadej Pogacar reste premier, un maillot jaune à bonnet.
Après l’effort vient souvent le réconfort, voire, sur le Tour de France, l’indigestion. Chaque jour, les coureurs engloutissent jusqu’à 10 000 calories, 5 fois plus que la normale. Un sacré coup de fourchette pour compenser les coûts de pédales. 1200 grammes de glucides par jour, comme si vous consommiez 40 pizzas, 24 hamburgers en une seule journée ou encore 2 tablettes de chocolat au lait toutes les heures.
Un coureur français explique : « Moi, sur le compteur, j’ai une alerte toutes les 40 minutes pour essayer d’y penser. » Un autre avance : « Après le Tour, je ne pense qu’à une chose : c’est de ne pas manger une pizza, mais au contraire une salade, de la pastèque, quelque chose de léger et de vert. »
La grande boucle, cet immense défi qui ne laisse aucun répit au corps humain.