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Des menaces de censure sont sur la table. Les pistes dévoilées par le Premier ministre ont encore vivement fait réagir les oppositions mercredi 16 juillet. A gauche, du Parti socialiste à La France insoumise, les condamnations pleuvent. A l’extrême droite, le Rassemblement national agite une menace similaire. « En l’état, il est impossible pour le RN de ne pas censurer ce gouvernement », a affirmé la présidente du groupe Rassemblement national(Nouvelle fenêtre) à l’Assemblée, Marine Le Pen, dans un entretien au Parisien. Suivez notre direct.
Emmanuel Macron réaffirme son soutien à son Premier ministre. Après avoir loué en Conseil des ministres le projet de budget 2026 du gouvernement, il a salué une « stratégie claire, solide » depuis Lourdes (Hautes-Pyrénées) où il effectue un déplacement, mercredi 16 juillet. « C’est un gros travail que l’on a conduit avec le Premier ministre et les ministres », a ajouté le chef de l’Etat, laissant la porte ouverte à des ajustements.
Un plan qui ne règle « quasiment rien », déplore Edouard Philippe. Le plan d’économies du Premier ministre n’est « qu’un plan d’urgence » qui « ne propose pas de réelle transformation, aucune réforme structurelle des politiques publiques qui ne fonctionnent plus », a critiqué Edouard Philippe, dans un entretien au Parisien. « Quasiment rien dans ce qu’il propose ne règle le problème. Ça permet juste de limiter les conséquences. Je pense qu’il en a conscience. L’explosion de la dépense sociale n’est par exemple pas réglée par une année blanche », juge le maire du Havre, candidat à la présidentielle.
La CGT promet (déjà) de se mobiliser. Au micro de RTL, mercredi, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a rejeté « La copie que nous présente François Bayrou est bien pire que celle de Michel Barnier l’année dernière », a-t-elle jugé, mentionnant l’ancien chef du gouvernement qui avait été censuré par l’Assemblée nationale en décembre dernier. « Il faut arrêter de nous demander de travailler plus pour gagner moins », a lancé la leader syndicale au sujet de la possible suppression de jours fériés. « La CGT va tout faire pour empêcher ces régressions sociales (…) Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la mobilisation », a-t-elle rappelé.
Un soutien mais des réserves de la part des Républicains. Le président du groupe Droite républicaine (LR) à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, a commenté les pistes proposées par le Premier ministre lors d’une conférence de presse. Si le plan de François Bayrou a « le mérite de chercher des solutions », il doit cependant être « corrigé et amélioré ». Mais le plan du Premier ministre « recourt de façon importante à des augmentations d’impôts » et « pèse fortement sur la France qui travaille », a déploré le député. Dans un communiqué, le parti a ensuite salué une « vision » qui est « globalement la bonne », tout en déplorant des « angles morts importants », notamment concernant les retraités. « Il ne fait absolument aucun doute que la France est menacée » par la crise financière, a par ailleurs affirmé le président de LR, Bruno Retailleau, lors d’un déplacement à Lognes (Seine-et-Marne).