
Aux États-Unis, Michael Bell sera exécuté ce mardi, après sa condamnation pour le double meurtre d’un couple en 1993 à Jacksonville (Floride). L’homme pointe du doigt un procès reposant sur des «mensonges».
Michael Bell pourrait devenir la 26ᵉ personne exécutée cette année, aux États-Unis. L’homme devrait recevoir une injection létale ce mardi 15 juillet : «Nous sommes au milieu de quelque chose d’historique», a déclaré Robert Dunham, directeur du Death Penalty Policy Project, au média américain USA TODAY.
En effet, l’exécution de Michael Belle encrera une hausse des exécutions aux États-Unis, depuis 2015. Neuf autres exécutions sont prévues plus tard cette année.
Un double meurtre par vengeance
Condamné pour un double meurtre commis en 1993, Michael Bell a tué Jimmy West et Tamecka Smith, un couple vivant à Jacksonville (Floride). Ce geste aurait été conduit par un désir de vengeance : devant un bar de la ville, Michael Bell pensait viser l’homme qui avait tué son frère plus tôt la même année.
Ainsi, en juin 1993, un homme nommé Theodore Wright avait tué le frère du condamné dans un acte de légitime défense. Presque six mois plus tard, Michael Bell aurait repéré ce qu’il pensait être le véhicule de Theodore Wright devant un bar. Néanmoins, ce dernier avait vendu sa voiture à son demi-frère, Jimmy West, alors âgé de 23 ans.
Jimmy West était accompagné de sa petite amie, Tamecka Smith, âgée de 18 ans, et une autre femme. Alors que les trois s’apprêtaient à rentrer dans la voiture de Jimmy West, Michael Bell a ouvert le feu sur le groupe, mais aussi, sur des personnes aux alentours, d’après les documents du procès.
Michael Bell aurait néanmoins reconnu le frère de Theodore Wright avant de tirer, et aurait déclaré à sa tante : «Theodore a eu mon frère, et maintenant, j’ai eu le sien».
Condamné pour trois autres meurtres
Cependant, il y a quelques jours, l’homme a pris la parole non pas pour nier les faits, mais pour dénoncer sa condamnation qui, selon ses propos rapportés par les médias américains, repose sur des mensonges.
En effet, deux témoins clés au cours du procès auraient avoué avoir menti à la barre, contraints par un détective.
Erica Williams, la petite amie de Michael Bell au moment des faits, avait également témoigné contre son ex-compagnon. Pourtant, lors d’une récente audience, elle a, elle aussi, déploré des pressions psychologiques.
Michael Bell a tout de même été reconnu coupable de trois autres meurtres en 1995 : une femme et son enfant en 1989, et l’ancien petit ami de sa mère, quelques mois avant la fusillade de Jacksonville, rapporte Associated Press.