Marine Le Pen dénonce un accord « profondément ambigu » et un « exercice d’équilibrisme juridique et politique »

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By InfoHunter


Le cheffe de file des députés RN a déclaré dimanche que son groupe à l’Assemblée nationale va proposer « des améliorations », alors que la majorité de la classe politique, du PS à LR, a salué cet accord.


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La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, sur les bancs de l'Assemblée nationale, le 5 février 2025. (JULIEN DE ROSA / AFP)

La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, sur les bancs de l’Assemblée nationale, le 5 février 2025. (JULIEN DE ROSA / AFP)

La leader du Rassemblement national, Marine Le Pen, n’est guère convaincue par l’accord sur la Nouvelle-Calédonie, signé au château de Bougival (Yvelines). « Si, à brève échéance, cet accord conjure sans doute le risque du pire, il n’en demeure pas moins profondément ambigu, comme l’était en son temps l’accord de Nouméa [signé en 1998]« , a déclaré la cheffe de file des députés RN dans un communiqué, dimanche 13 juillet. Ce texte, selon elle, ne « peut que faussement satisfaire les deux principales parties prenantes de la vie publique calédonienne ».

Cet accord, annoncé samedi, acte la création d’une nationalité calédonienne, les habitants répondant aux critères de citoyenneté du Caillou bénéficiant de la double nationalité française et calédonienne. Un « Etat de la Nouvelle-Calédonie » inscrit dans la Constitution de la République française sera créé et pourra être reconnu par la communauté internationale. Pour cela, il faudra que soit voté un projet de loi constitutionnelle, qui devra être adopté par le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Aux yeux de Marine Le Pen, cela « constitue un exercice d’équilibrisme juridique et politique difficilement compréhensible et donc périlleux, tant en Calédonie même que pour l’effet de contagion qu’il est susceptible de provoquer dans l’ensemble des outre-mer ». Elle précise donc que son groupe à l’Assemblée nationale sera à la recherche « d’améliorations » lors de la modification de la Constitution.

Un peu plus tôt dans la journée, le député RN Jean-Philippe Tanguy avait déjà déclaré sur LCI que le parti d’extrême droite pourrait ne pas voter la modification de la Constitution. « Nous avons de vives inquiétudes sur les mots qui sont employés. Evidemment, créer un Etat au sein de l’Etat français, ça pose une question importante. Créer une nationalité à côté de la nationalité française, ça pose une question fondamentale », a-t-il dit. « Le diable se cache dans les détails », a prévenu Jean-Philippe Tanguy, alors que la majorité de la classe politique, du PS à LR, a salué cet accord.





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