l’écrivain Kamel Daoud annonce la mort de sa mère et dénonce le régime algérien

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By InfoHunter



L’écrivain Kamel Daoud a annoncé ce vendredi sur les réseaux sociaux le décès de sa mère. Visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie, le lauréat du prix Goncourt 2024 a exprimé toute sa tristesse et surtout sa colère envers le régime algérien alors qu’il ne pourra pas retrouver ses proches pour se recueillir. 

Une profonde tristesse et une colère incommensurable. Ce vendredi, l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a fait part d’une terrible nouvelle : la disparition de sa mère. «Aujourd’hui, ma mère est décédée», a-t-il déclaré sur son compte X. 

Visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie, une plainte et une assignation en France, le lauréat du prix Goncourt 2024 ne peut rentrer dans son pays natal pour se recueillir. Une situation vécue comme une «persécution», qu’il impute au régime algérien : «A Tebboune, Kamel Sidi Said, Belkaîm, et aux autres : il y a des jours qu’on n’oublie pas. Je ne peux pas la voir, la pleurer, ni la saluer et l’enterrer, car vous m’avez banni de mon foyer et m’avez interdit de revenir dans mon pays», a-t-il fustigé. 

Très critique à l’égard du régime algérien

Depuis la parution de Houris, qui relate l’histoire d’une jeune femme rescapée de la décennie noire (1992-2002) en Algérie, l’intellectuel est la cible du régime algérien, et de multiples plaintes, notamment pour «violation de la loi sur la réconciliation nationale». 

Une poursuite qui se fonde sur une loi de 2005, adoptée sous le régime du président Bouteflika, qui prévoit une peine d’emprisonnement de 3 à 5 ans contre «quiconque, par ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale, pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne démocratique et populaire, fragiliser l’État, nuire à l’honorabilité de ses agents qui l’ont dignement servie, ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international». Son livre a d’ailleurs été interdit. 

Une autre plainte a été déposée pour «atteinte à la vie privée» par une femme, Saada Arbane. Cette dernière accuse l’écrivain de s’être inspiré de son histoire personnelle, sans son consentement et en violant le secret de son dossier médical, pour écrire Houris. Ce que Kamel Daoud a toujours contesté, assurant que son roman est une fiction inspirée de son travail sur le terrain, en tant que journaliste au Quotidien d’Oran, dans les années 1990.





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