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Avant le 14 juillet, la rédaction de France 2 vous fait découvrir les coulisses des préparatifs du défilé. Jeudi 10 juillet, elle vous fait embarquer à bord d’un Caïman, l’un des 34 hélicoptères qui participera au prestigieux ballet aérien de la fête nationale.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans le ciel francilien, un ballet soigné. Pour les hélicoptères, répétition avant le grand show du 14 juillet. « Il est 15 h 42, on va faire le survol de la Défense dans une minute », détaille un pilote. Le doigt sur le chrono. « On est sensé au niveau de la concorde une minute et vingt secondes après, poursuit le militaire. Ça se joue à trois secondes… »
Depuis l’Arc de triomphe à Paris, on assiste à un ballet d’hélicoptères Caïman qui volent en harmonie à 150 km/h, à 150 m au-dessus du sol. Dans la machine, place à la vue, au stress. « 15 h 46 et 23 secondes, donc on avait les trois secondes de marge, félicite le pilote. Pile-poil. »
Après les Champs-Élysées, c’est sur les Champs de Chartres et son petit aérodrome, réquisitionné par l’armée le temps du défilé, qu’atterrissent les hélicoptères. Pour le lieutenant Jean-Baptiste, 28 ans, c’est son premier défilé pour la fête nationale. Avec le premier 14 juillet viennent les premières surprises : les turbulences à La Défense.
« Ce n’était pas toujours simple de tenir la position, parce que l’hélico bouge un peu dans tous les sens, raconte le lieutenant. Aujourd’hui, la masse d’air était assez instable et sur La Défense, avec le vent et les buildings, ça nous a fait bouger. »
À Chartres, chaque été, l’armée prend ses quartiers. Vingt hélicoptères, 163 militaires et un drôle de bâtiment. Une tour de contrôle mobile pour orchestrer le ballet. Le lieutenant Ghislain est contrôleur aérien. Même après 15 ans dans l’armée, le 14 juillet le fait toujours un peu stresser. « Dans l’aéronautique, on n’a jamais le droit à l’erreur, et encore plus particulièrement aujourd’hui parce que les caméras sont tournées sur nous, explique-t-il. À 11 h 22, le 14 juillet, il ne sera plus question de répétition. Les hélicoptères s’élanceront sous les yeux des Français.