
Six personnes ont été interpellées et mises en examen début juillet après le vol, survenu le 29 décembre 2024 à Condom dans le Gers, de 11 œuvre du peintre français Bernard Buffet. Parmi ces prévenus, quatre ont été placés en détention provisoire.
Six mois après le vol de 11 œuvres du peintre Bernard Buffet, les gendarmes de la section de recherches (S.R) de Toulouse et de la brigade des recherches (B.R) d’Auch ont mis la main sur les suspects. L’histoire a commencé le 29 décembre 2024.
Selon un communiqué de la gendarmerie nationale, ce jour-là, la victime, un particulier, a été alertée par des bruits suspects dans le domicile où elle se trouvait à Condom (Gers). Elle ne pouvait ensuite que constater le vol de 11 œuvres de Bernard Buffet, dont la valeur est estimée à 715.000 euros dans l’ensemble.
D’après les gendarmes, les suspects ont quitté la demeure «en tenant de masquer les caméras de surveillance». A la suite de ces faits, le parquet d’Auch, dans le Gers, a ouvert une information judiciaire en date du 10 janvier 2025. Les investigations, confiées à la section de recherches (S.R) de Toulouse, à la brigade de recherches (B.R) d’Auch et à la lutte contre le trafic de biens culturels (O.C.B.C), ont permis «de révéler que des véhicules avaient été affrétés par les malfaiteurs spécialement pour le vol», selon la gendarmerie.
«Parallèlement, l’enquête de voisinage réalisée par les unités de la gendarmerie conduit à porter les soupçons sur un mis en cause susceptible d’avoir facilité l’introduction des cambrioleurs en toute discrétion dans le domicile. Ce dernier est en lien avec deux autres mis en cause se trouvant dans la région marseillaise», a ajouté la gendarmerie.
Les mis en cause espéraient vendre les œuvres sur le marché noir
Il a fallu attendre le 1er juillet pour qu’une opération judiciaire soit déclenchée. Celle-ci a permis l’interpellation des six personnes «soupçonnées d’avoir participé au vol directement ou par un appui logistique».
Dans le même temps, les 11 œuvres volées ont été récupérées. «Sont également saisis une arme de poing, une compteuse à billets, de nombreux téléphones pré-payés, des talkies-walkies, des cagoules et des gants, ainsi que 3 véhicules utilisés pour la commission des faits», ont écrit les militaires, précisant que «les mis en causes espéraient revendre les œuvres sur le marché noir mais grâce à la précision des enquêteurs et au travail d’investigation efficace, l’ensemble des biens a pu être récupéré en bon état».
Les six personnes interpellées ont été présentées devant un magistrat instructeur. Elles ont été mises en examen pour «vols commis en bande organisée (BO), de recel en BO de vols commis en BO, d’association de malfaiteurs, de destruction de bien par un moyen dangereux pour les personnes».
Présentés ensuite devant un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d’Auch, «les 4 principaux protagonistes ont été placés en détention provisoire et les deux autres sous contrôle judiciaire».