
Avec plus de 40.000 voitures incendiées chaque année, la France est devenue le pays le plus exposé au risque d’émeutes pour les assureurs. Ces derniers alertent sur un danger croissant pour l’assurabilité des biens, appelant à une meilleure prévention et un partenariat renforcé avec l’État.
Les assureurs submergés par les violences urbaines. Si elles sont le cauchemar des forces de l’ordre, des municipalités et des propriétaires de commerces ou de véhicules qui en sont victimes, les violences urbaines impactent aussi les assureurs, qui appellent à un partenariat renforcé avec l’État.
«On voit de plus en plus de violences physiques : la guerre, le terrorisme… Ces risques là ne sont pas assurables en France. (…) Les émeutes en revanche, sont largement couvertes dans le monde. La France est un cas unique en la matière. C’est le premier pays en termes d’exposition, en raison de la fréquence et de la sinistralité pour les assureurs».
Cela pousse les réassureurs à se retirer du marché ou majorer les primes. Un comportement que les assureurs veulent éviter, en proposant un partenariat public-privé comme pour les catastrophes naturelles.
«Il faut que la garantie émeutes soit prise en considération aujourd’hui. Il y a trop de manque à gagner pour les entrepreneurs et les particuliers face à un risque qui est presque devenu une normalité», a plaidé Bernard Cohen-Hadad, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) Paris Ile-de-France.
Ces entreprises aimeraient que, dès le début, l’Etat prenne en charge une part des coûts liés aux dégradations, tout en renforçant la prévention.