
Vice-président d’une des plus grandes entreprises russes, Andrei Badalov est tombé de 17 étages. Les autorités russes évoquent un suicide mais les circonstances du décès interpellent.
Une disparition troublante. Ce vendredi 4 juillet, le corps d’Andrei Badalov a été retrouvé au pied de son immeuble, dans le quartier de Rublevskoye à Moscou. Vice-président de Transneft, entreprise publique et acteur majeur du transport pétrolier à l’échelle mondiale, l’oligarque occupait une position clé dans un secteur fragilisé depuis plusieurs années, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine.
«La cause préliminaire du décès est un suicide», ont indiqué des sources policières à l’agence de presse publique Tass. Selon les médias russes, l’homme de 62 ans aurait laissé une lettre d’adieu. Fait troublant : il serait tombé du 17e étage alors qu’il résidait au 10e.
Andrei Badalov occupait son poste chez Transneft depuis 2021. Il avait notamment été salué pour avoir contribué à «surmonter les défis» imposés par les sanctions occidentales, rapporte le Daily Mail. Andrey Badalov laisse derrière lui une épouse et deux filles.
Une série noire préoccupante
La mort d’Andrei Badalov s’ajoute à une longue liste de décès jugés suspects parmi les élites économiques russes, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du pétrole. En avril 2022, Vladislav Avaev, ancien vice-président de Gazprombank, avait été retrouvé mort à son domicile à Moscou, aux côtés de sa femme et de sa fille.
Quelques jours plus tard, en Espagne, Sergei Protosenya, ancien directeur de Novatek, était découvert sans vie avec sa femme et sa fille également. Dans les deux affaires, les enquêteurs ont conclu à un double meurtre suivi d’un suicide, une version contestée par certains proches.
Plus récemment, en octobre 2024, un homme d’affaires proche du Kremlin, Mikhaïl Rogachev, est mort après avoir chuté d’une fenêtre à Moscou. Là encore, la piste du suicide a été évoquée par les autorités, mais la famille conteste cette thèse, affirmant qu’il était «de bonne humeur» peu avant le drame et ne montrait aucun signe de détresse psychologique.