
La Russie a lancé 550 drones et missiles sur son territoire ukrainien pendant la nuit de jeudi à vendredi 4 juillet. La France, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot condamne l’offensive.
L’Ukraine a connu une nuit d’horreur. Kiev a affirmé ce vendredi 4 juillet avoir été attaqué toute la nuit par la Russie sur son sol. Selon l’armée de l’air ukrainienne, Moscou a lancé 539 drones et 11 missiles. L’offensive avec «le plus grand nombre» de drones jamais utilisé depuis le début du conflit en 2022, selon le porte-parole de l’armée. Une attaque d’ampleur dénoncée par la France.
Dans un message communiqué sur X, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, condamne fermement une «nouvelle attaque meurtrière lancée par la Russie en pleine nuit contre l’Ukraine, avec un seul objectif : tuer massivement des civils». «Face à cette barbarie sans limite», le ministre français appelle à une «toute la communauté internationale» à «se lever».
Nouvelle attaque meurtrière lancée par la Russie en pleine nuit contre l’Ukraine, avec un seul objectif : tuer massivement des civils. Face à cette barbarie sans limite, c’est toute la communauté internationale qui doit se lever. pic.twitter.com/Xla3jlopW7
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) July 4, 2025
«UNE REFLEXION» pour MAINTENIR SÉRIEUSEMENT L’ukraine EN CAPACITÉ DE COMBAT
L’Elysée a communiqué vendredi 4 juillet que Emmanuel Macron et Keir Starmer, Premier ministre britannique, co-présideront une réunion des pays «volontaires» pour un renforcement des capacités de défense de l’Ukraine face à la Russie. Ils échangeront avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et d’autres dirigeants, dont le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui seront réunis à Rome au même moment pour une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine, ainsi qu’avec d’autres responsables dans d’autres capitales, a indiqué la présidence française.
«Il y aura certainement une réflexion sur comment maintenir sérieusement l’Ukraine en capacité de combat», assurer la «régénération de l’armée ukrainienne» et déployer «le moment venu une force de réassurance dans le cadre d’un cessez-le-feu», a précisé l’Élysée.
Donald Trump aura lui un appel téléphonique ce vendredi après-midi avec Volodymyr Zelensky. La veille, le président américain avait reconnu que son appel téléphonique avec Vladimir Poutine n’avait pas été fructueux et qu’«aucun progrès» n’avait été réalisé pour l’arrêt des combats. La Russie avait annoncé ne pas renoncer «à ses objectifs» en Ukraine mais accepte de continuer les négociations.
Pour conclure un accord de paix, la Russie souhaite que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014. Une demande territoriale ajoutée en plus à renoncement de Kiev d’entrer dans l’Otan. Ce que l’Ukraine refuse.