
La cour d’assises du Gard a rendu son verdict ce mardi 1er juillet à l’encontre de Mohamed O. Ce Marocain de 38 ans, sous le coup de deux OQTF, est reconnu coupable d’avoir tué de plusieurs coups de couteau son épouse et sa belle-sœur à Salles-du-Gardon en mai 2023.
L’épilogue d’une affaire de meurtre d’une barbarie inouïe. Ce mardi 1er juillet, et après deux jours de débats, la cour d’assises du Gard à Nîmes a rendu son verdict dans l’affaire du double féminicide survenu le vendredi 5 mai 2023 à Salles-du-Gardon, dans le même département.
Le jour du drame, l’accusé Mohamed O., un artisan marocain de 38 ans, fiché S et sous le coup de deux obligations de quitter le territoire français (OQTF), a tué à l’arme blanche son épouse Halima et sa belle-sœur Fatima.
Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de dix-hui ans. La cour a également prononcé à son encontre le retrait de l’autorité parentale et l’expulsion du territoire français. Après le verdict, Mohamed O. a fait appel de toutes ses condamnations, a-t-on appris auprès des avocats des parties civiles.
Selon nos confrères de France 3 Occitanie, les faits se sont produits lors d’une dispute. D’après les proches des victimes, Halima, victime de violences, avait quitté le domicile conjugal de Cavaillon en décembre 2022 pour rejoindre l’appartement de sa sœur à Salles-du-Gardon. Le 3 mai 2023, la jeune femme aurait envoyé un message à l’accusé, l’informant à nouveau de sa décision de mettre fin à leur relation.
Fou de rage, l’accusé, père d’une enfant de 10 mois au moment du drame, se serait alors rendu chez sa belle-sœur, reprochant à cette dernière d’avoir une «mauvaise influence» sur son épouse. Au cours de ces échanges tendus, le mis en cause se serait alors saisi d’un couteau de cuisine avant de porter plusieurs coups mortels à sa belle-sœur. Cette dernière, touchée à 14 reprises, présentait en effet «des plaies dont deux possiblement mortelles».
Quelques minutes plus tard, Halima serait intervenue, alertée par les cris de sa soeur. Elle aurait été poignardée, à son tour, à la gorge avant de succomber à une importante hémorragie.
Après les faits, Mohamed O. s’était rendu à la gendarmerie, affirmant que son épouse «serait tombée sur le couteau qu’il tenait à la main». Durant les débats, il a, encore une fois, défendu cette idée, niant avoir tué sa femme.
Lors du drame, les gendarmes s’étaient déplacés sur les lieux et avait retrouvé les deux corps sans vie des victimes.